Dans le style figuratif, Jean-Claude Meilheureux représente l'artiste accompli, non seulement par son étonnante sûreté graphique, mais par sa technique expressive ô combien, qui en fait un illustrateur de talent.

A la fois d'une parfaite sensibilité dans l'utilisation des nuances les plus fines, cet artiste sait imposer en puissance le motif choisi, alternant avec aisance atmosphère et ombre et lumière avec le brio des Impressionnistes au début du 20ème siècle.
La touche de Jean-Claude Meilheureux est fluide et intelligente: elle ennoblit tout autant une forêt enneigée avec élégance, qu'un somptueux coucher de soleil ou bien le charme ombreux d'un chemin plein de mystères.

Quant à ses portraits au pittoresque expressif, ils sont fort attirants, tant par leur effet de réel que par l'humanité qu'ils émettent. Des qualités essentielles complétant admirablement une vision qui, tout en poursuivant la voie du classicisme et de l'expérience, n'en est pas moins personnelle.

André RUELLAN, critique d'art

 

Le frémissement de l'éphémère.

Son travail se caractérise par une mise en page assurée, une palette d'une grande douceur et une touche onctueuse, parfois évanescente. On chercherait en vain quelque « rugosité » dans cette peinture fondue et spontanément apaisante. Traquant « les valeurs qui s'appellent », sans forcément trouver les mots pour en parler, Meilheureux sait faire passer ses sensations par d'autres biais que le discours intellectuel (l'instinct fait peu de cas des formules alambiquées). C'est un homme sensitif qui n'aime pas, semble-t-il, devoir se compliquer la vie. Dans son havre normand, il savoure le calme qui, près de Paris, lui a sans doute durablement manqué. Dessinateur industriel de formation, il sait que la technique est une affaire incontournable. C'est pourquoi, pendant fort longtemps, il garda ses travaux pour lui, ne répondant qu'aux
sollicitations d'amis ou de connaissances. Dans son atelier, Meilheureux a rassemblé de nombreux ouvrages sur le métier. Il s'intéresse beaucoup à la « peinture rurale », celle notamment que nous léguèrent les bons peintres du XIXème siècle, avant que l'impressionnisme s'impose comme la seule voie possible. Parmi les excellents ouvrages négligemment posés dans un coin de la pièce, on surprend « Le grand livre des chiens » de Rien Poortuliet, les Chefs-d'œuvre du Louvre et d'Orsay ou un volume sur Claude Lorrain, artiste d'une culture exceptionnelle.

Luis PORQUET, 10 Août 2005

 
 

The shudder of ephemera.

La Tour, Millet, Courbet and Turner, count among his reference figures. Having drawn prodigiously, notably in the domain of portraiture, J.C. Meilheureux has learned step by step to capture the soul of the countryside.

Above all, he adores all the little rustic spots, as he likes to call them, determined to grasp, to capture the surroundings of such things and the shudder of ephemera. Why should one paint if not to inwardly relive such fleeting impressions which leave their mark of the intimate moments of one’s life ?

His work is characterised by confident draughtmanship, a range of colours with a grand softness and a creamy touch, which is at times evanescent. One would look in vain for some “roughness” in this blending, spontaneously pleasing painting.

Jean-Claude Meilheureux is an authentic, resolute man who considers the fact that our earthly time only makes sense if we are willing to release in ourselves something of our essence. Pale glimmers of the sun at daybreak reddened from the evening, one senses well that the painter appears to have fallen in love with life.

Luis PORQUET, August 10, 2005

 

Das Beben des Vergänglichen

La Tour, Millet, Courbet und Turner zählen zu seinen Vorbildern. J.C Meilheureux hat enorm viel gezeichnet, insbesondere Porträts, und dadurch gelernt, Schritt für Schritt die Seele einer Landschaft zu erfassen.

Er liebt über alles kleine ländliche Winkel, wie er sie gern nennt, und bemüht sich, die äußere Hülle der Dinge und das Beben des Vergänglichen aufzunehmen, einzufangen. Warum malt man, wenn nicht deswegen, um diese so flüchtigen Eindrücke nachzuleben, die in den besonderen Momenten eines Lebens ihre Spuren hinterlassen ?

Seine Arbeit ist charakterisiert durch eine sichere Seitengestaltung, eine Farbpalette von großer Sanftheit und einen weichen, bisweilen sich verflüchtigenden Stil. Man würde vergeblich irgendeine « Rauheit » in dieser schmelzenden und spontan beruhigenden Malerei suchen.

Als urtümlicher, unverblümter Mensch findet Jean-Claude Meilheureux, dass unsere Zeit auf Erden nur einen Sinn bekommt, wenn sie uns erlaubt, in uns etwas Wesentliches zu enthüllen. Von dem blassen Licht des Morgengrauens bis zur roten Abendsonne verhält sich der Maler, das fühlt man, wie jemand, der verliebt ist in das Leben.

Luis PORQUET, 10 August 2005

 

El estremecimiento de lo efímero

La Tour, Millet, Courbet y Turner figuran entre sus pintores de referencia. Al haber dibujado enormemente, entre otros, en el campo del retrato, J.C. Meilheureux ha ido aprendiendo, paso a paso, a captar el alma de un paisaje.

Por encima de todas las cosas, le encantan los rinconcitos campestres, como le gusta llamarlos, esforzándose por hacer suyo o captar el envoltorio de las cosas y el estremecimiento de lo efímero. ¿Por qué pintamos si no es para revivir en nosotros mismos estas impresiones tan fugitivas que nos dejan con su huella los instantes íntimos de una vida ?

Su trabajo se caracteriza por una disposición garantizada, una paleta de colores de gran suavidad y un toque untuoso, a veces evanescente. Sería en vano buscar alguna “rugosidad” en esta pintura fundida y espontáneamente apacible.

Jean-Claude Meilheureux, hombre auténtico y sin rodeos, considera que nuestro tiempo terrestre sólo tiene sentido cuando nos autoriza a hacer brotar en nosotros algo esencial. Desde las pálidas luces del alba hasta el sol rojizo de la tarde, al pintor, lo sentimos perfectamente, se comporta como un enamorado de la vida.

Luis PORQUET, De agosto el 10 de 2005

 

Il fremito dell’effimero

La Tour, Millet, Courbet e Turner fanno parte dei suoi punti di riferimento. Dopo avere enormemente disegnato, in particolare nel campo del ritratto, Jean-Claude Meilheureux ha imparato, progressivamente, a cogliere l’anima di un paesaggio.

Sopra ogni cosa, predilige gli angoletti campestri, come ama definirli, in cui cerca di captare l’involucro delle cose ed il fremito dell’effimero. Perché dipingiamo se non per rivivere interiormente quelle fuggevoli impressioni che si sono iscritte tra gli istanti intimi della nostra vita ?

Le sue opere si caratterizzano per l’impostazione sicura, la tavolozza delicata ed un tocco soffice, talvolta evanescente. Cercheremmo invano qualche “rugosità” in questi dipinti sfumati e spontaneamente rilassanti.

Uomo schietto e autentico, Jean-Claude Meilheureux ritiene che il nostro tempo terrestre assume un senso solo quando ci permette di sviluppare in noi qualcosa di essenziale. Dalle soffuse luci dell’alba ai raggi rosseggianti del tramonto, avvertiamo quanto questo pittore sia innamorato della vita.

Luis PORQUET, 10 agosto 2005

 
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